Entretien avec SLY Grimm, manager Solary pour EVA

Bienvenue et merci d'avoir accepté cette interview. Pouvez-vous vous présenter brièvement ainsi que votre équipe ?
Bonjour, je suis Yann, également connu sous le nom de SLY.Grimm, manager de l'équipe EVA Solary et père de SLY.GROM. Je suis impliqué dans cette équipe depuis ses débuts et j'ai même été leur sponsor unique pendant deux ans pour les aider à grandir et à se structurer. Aujourd'hui, j'utilise mon expérience de gestion pour soutenir l'équipe, en mettant l'accent sur l'orientation et le développement.
Pouvez-vous décrire votre rôle et votre routine quotidienne au sein de la scène EVA ?
Mon rôle est de gérer l'équipe au quotidien, d'inculquer les valeurs de la compétition de haut niveau et de maintenir un équilibre collectif solide. C'est souvent un travail qui se déroule dans les coulisses, mais cela nécessite une présence constante, une écoute attentive et un engagement total envers les joueurs.
Qu'est-ce qui vous a motivé à rejoindre cette équipe ?
Tout a commencé avec mon fils. Je voulais partager une activité sportive avec lui. Comme je ne suis pas de la génération des joueurs et que je suis conscient de mes limites physiques, j'ai naturellement assumé un rôle de direction au sein d'EVA. Cela m'a permis de rester proche de lui tout en construisant un projet collectif.
Quelle est selon vous votre plus grande force en tant que manager ?
Ma principale force est l'adaptabilité. Je ne crois pas en une approche de gestion unique, car chaque acteur a des besoins, des motivations et des défis différents. Mon objectif est de créer un environnement de confiance où chacun peut s'épanouir tout en maintenant des normes élevées. Cela implique d'écouter, de responsabiliser les individus et de garder une vision claire et partagée.
Pour ceux qui se demandent, quelles sont les différences entre un manager et un entraîneur ?
Les rôles sont complémentaires mais distincts. Un manager est responsable de la performance et des résultats, de la définition des objectifs, de la prise de décisions et de la direction de l'équipe. Un entraîneur, quant à lui, se concentre davantage sur le développement individuel et aide les joueurs à s'améliorer en les guidant, en les écoutant et en leur posant des questions. L'un génère des résultats, l'autre développe le potentiel.
Combien d'heures travaillez-vous habituellement par semaine ?
En moyenne, je travaille environ 60 heures par semaine, mais cela peut varier selon les périodes.
Pensez-vous que l'âge est un facteur pour devenir joueur professionnel ?
Pas de manière significative. Les compétences, l'entraînement et la compréhension du jeu sont plus importants. Bien que certaines prédispositions puissent exister, l'âge lui-même n'est pas un facteur décisif.
Si vous pouviez changer une chose à propos de la formation des jeunes joueurs dans le domaine de l'e-sport, que choisiriez-vous ?
Je mettrais l'accent sur une approche plus équilibrée. L'entraînement d'aujourd'hui est trop axé sur la performance pure. Cela devrait inclure un soutien psychologique, une préparation physique et une planification de la vie après l'e-sport. L'objectif est de développer des joueurs capables de poursuivre une carrière à long terme.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l'e-sport ?
Mon fils a été le déclencheur. Grâce à lui, j'ai découvert ce monde et j'ai décidé de m'y engager pleinement.
Quel type de parcours éducatif faut-il suivre pour devenir manager ?
Il n'y a pas de voie unique, mais une formation en gestion constitue une base solide, comme un master ou une école de commerce. Cependant, l'expérience pratique et les compétences interpersonnelles sont tout aussi importantes.
Y a-t-il un joueur ou une équipe qui t'inspire particulièrement ? Pourquoi ?
Mon fils est ma principale source d'inspiration. Il représente à la fois la motivation et un modèle personnel.
En dehors de l'e-sport, quelles autres activités ou centres d'intérêt vous aident à maintenir votre équilibre ?
Passionné d'histoire, je collectionne des livres anciens, des cartes et des manuscrits, principalement du XVIe au XVIIIe siècle. Cette curiosité intellectuelle m'aide à garder la perspective et l'équilibre.
Pensez-vous que l'EVA sera accessible à tous à l'avenir ?
L'EVA reste exigeante physiquement, ce qui crée naturellement des limites. Les joueurs ont besoin d'une bonne condition physique. L'accessibilité aura donc toujours certaines limites, notamment en ce qui concerne l'âge.
Si vous deviez décrire votre équipe en un mot, quel serait-il ?
Agile. L'équipe est capable de s'adapter rapidement, de rester soudée et de transformer les contraintes en opportunités.
Quel est ton jeu préféré en dehors d'EVA, et pourquoi ?
Les échecs, pour leur profondeur stratégique et mentale, qui correspond à ma façon de penser.
Faut-il être joueur pour être un bon manager ?
Non, ce n'est pas nécessaire. Ce qui compte le plus, ce sont les compétences en gestion, la communication et la compréhension du fonctionnement d'une équipe.
Comment gérez-vous les critiques et que diriez-vous à un joueur qui a peur de commencer à cause de cela ?
J'aborde la critique de manière objective, en gardant ce qui m'aide à m'améliorer et en ignorant le reste. À un joueur, je dirais que la critique ne définit pas sa valeur et qu'il est important de sauter le pas, car l'expérience enseigne toujours plus que l'inaction.
Qu'est-ce que vous amélioreriez dans l'e-sport EVA si vous étiez responsable demain ?
Je me concentrerais sur plusieurs domaines, notamment une détection plus large des talents, un soutien sanitaire structuré, une plus grande transparence en matière de gouvernance, la création d'une fédération et une meilleure protection de la carrière des joueurs. L'objectif serait de construire un écosystème plus durable.
Comment avez-vous découvert l'EVA et qu'est-ce qui vous a poussé à y rester ?
J'ai découvert EVA sur les réseaux sociaux et je l'ai présentée à mon fils. Ce qui m'a marqué, c'est la dimension stratégique et axée sur l'équipe du jeu. Ce qui m'a vraiment captivé, c'est l'opportunité de partager avec lui une activité exigeante et significative dans un environnement compétitif fondé sur le travail d'équipe et l'intelligence.
Un dernier message pour les fans ?
Merci pour votre soutien et votre énergie. Si un père de famille de soixante ans parvient à trouver sa place dans l'e-sport EVA, cela prouve que cette scène dépasse les générations. Continuez à jouer, à croire et à partager ces moments. Ce qui compte le plus, ce n'est pas d'être le meilleur, mais de ne jamais avancer seul.









